Ste Margaret Mary Alacoque
[En Traduction] Extrait de Alocque, St. Margaret Mary. The Autobiography of Saint Margaret Mary
(98: Ella soulage l'âme souffrante d'un Bénédictin, pp.109-111)
[ Lors d'une occasion ou je priais devant le Saint Sacrement lors de la fête de Corpus Christi, une personne soudainement m'est apparue tout enveloppée de flammes, dont la chaleur m'enveloppait si puissamment que je me pensais moi-même en feu. L'état minable dans laquelle je le contemplais m'a causé de répandre une abondance de larmes. Il m'a dit qu'il était ce moine Bénédictin à qui je m'étais une fois confessé et qui m'avait ordonné de recevoir la Sainte Communion, et que, en guise de récompense pour cela, Dieu lui avait permis d'avoir recours à moi afin qu'il puisse obtenir quelque soulagement dans ses souffrances. Il m'a demandé d'appliquer à son âme tout ce que je ferais et souffrirais pendant trois mois, ce que je lui ai promis avec le consentement de mes Supérieures. Il a poursuivi en disant que le cause de sa souffrances était qu'il avait préféré ses propres intérêts à ceux de la gloire de Dieu, à cause d'un trop grand attachement à sa réputation; en second lieu, un manque de charité envers ses frères; et finalement, une affection trop naturelle pour les créatures, plusieurs preuves desquelles il avait manifesté dans sa conduite spirituellle avec elles, et par ce, déplaisant grandement à Dieu.
Mais il me serait difficile d'exprimer ce que j'ai eu à souffrir pendant ces trois mois. Car il ne m'a jamais quitté, et du côté duquel il se tenait, je semblais être en feu; cela m'a causé une tellle souffrance intense que mes larmes et gémissements étaient continuels. Ma Supérieur émue de compassion, m'a ordonné d'accomplir des pénitences sévères et en particulier de prendre la discipline, parce que les douleurs corporelles et les souffrances imposées par charité adoucissaient grandement ceux dont la sainteté de l'amour était infligée sur moi en guise d'échantillon de ce qui causait de tels tourments à ces pauvres âmes. A la fin des trois mois il m'est apparu dans un état bien différent; il était baigné de joie et de gloire, et était à la veille d'être admis au bonheur éternel. Il m'a remercié et m'a promis d'être mon protecteur devant Dieu. J'étais tombée malade à ce temps, mais comme m'a souffrance s'est terminée avec le sienne, je me suis bientôt remise. ]
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(98: She relieves the suffering soul of a Benedictine, pp.109-111)
"On one occasion when I was praying before the Blessed Sacrament on the Feast of Corpus Christi, a person suddenly appeared before me
all enveloped in flames, the heat of which enveloped me so powerfully that I believed myself to be burning as well. The pitiable
condition in which I beheld him caused me to shed an abundance of tears. He told me that he was that Benedictine monk to whom I once
went to Confession, and who had ordered me to receive Holy Communion, and that, as a reward for this, God had allowed him to have
recourse to me that he might obtain some alleviation in his sufferings. He asked me to apply to his soul all that I should do and
suffer for three months, which I promised with the consent of my Superiors. He then went on to say that the cause of his suffering was
his preferring his own interests to the glory of God, through too great attachment to his own reputation; secondly, a want of charity
towards his brethren; and finally, too natural an affection for creatures, many proofs of which he had manifested in his spiritual
dealings with them, thereby greatly displeasing God.
But it would be difficult for me to express what I had to suffer during those three months. For he never left me, and on the side on
which he stood, I seemed to be all on fire; this caused me such intense suffering that my tears and groans were continual. My Superior
being moved with compassion, ordered me to perform severe penances, and in particular to take the disciplines, because the bodily pains
and sufferings imposed upon me through charity, greatly relieved those which the Sanctity of love inflicted upon me as a slight sample
of what it causes those poor souls to endure. At the end of three months he appeared to me in a very different state; he was bathed in
joy and glory, and about to be admitted into eternal bliss. He thanked me and promised to be my protector before God. I had fallen ill
at the time, but as my suffering ceased with his, I soon recovered."
S. Augustine d'Hippone
[En Traduction] Extrait de Thurston, Herbert, S.J. The Memory of Our Dead
(Chapitre I: Les Preeemiers Siècles, pp. 27-29)
[ 2. Toi donc, O ma gloire et ma vie, toi Dieu de mon coeur, écartant pour un temps les bonnes oeuvres de ma mère pour lesquelles je vous remercie joyeusement, je vous enjoins pour ses péches. Par cette Remède de vos blessures qui a été suspendu de l'arbre, et est maintenant assis à votre transmet droite pour intercéder pour nous, écoutez-moi. Je sais qu'elle a agi avec miséricorde et a pardonné de son coeur les offenses de ceux qui l'ont offensée. Daignez lui pardonner de son coeur les offenses dont elle a pu être coupable pendant sa longue vie, depuis le temps qu'elle est entrée les eaux du salut. Pardonnez-les, Seigneur, pardonnez-les, je vous implore: n'entrez point en jugement contre elle. Que la miséricorde se réjouisse au lieu du jugement, car vos paroles sont vérité, et vous avez promis miséricorde aux miséricordieux. Qu'elle le fut était votre don, vous qui avez pitié de ceux qui ont pitié et qui avez compassion de ceux sur qui vous aurez compassion. Et, tel que je le crois, vous avez déjà accompli ce dont je vous en prie; cependant, daignez accepter, ô Seigneur, les libres offrandes de ma bouche.
3. Car, lorsque le jour de votre décision s'est porté sur elle, elle ne tenait pas à ce que son corps soit richement enseveli, ou enveloppé avec des épices; elle ne désirait aucun monument fier, ni a-t-elle prié pour être enterrée dans son pays natal. Telles ne furent pas ses dernièrs requêtes, mais nous a seulement imploré que l'on se rappelle d'elle devant votre autel qu'elle avait servi sans manquer une journée, et d'où, comme elle le savait, était dispensé la Sainte Victime, par lequel l'écriture inscrite contre nous est effacée, ou l'ennemi qui reconnaît nos fautyes et tente de nous accuser, et qui ne trouve rien en Lui en qui nous avons fait conquête, est écrasé sous pied. Qui va Lui rembourser le sang innocent? Qui va Lui remettre le prix par lequel il nous a acheté, qu'il nous soutire de sa main? De ce Sacrement de la Rédemption votre servante a enveloppé son âme du lien de la foi.
4. Que rien ne puisse la tirer loin de votre protection. Que ni le lion ni le dragon puissant barrer son chemin par force ou par fraude. Car elle ne répondra pas qu'elle ne doit rien, à moins qu'elle ne soit réfutée ou saisi par l'accusateur rusé; mais elle répondra que sa dette a été pardonnée par lui, à qui personne ne peut redonner la rançon qu'il a payée à notre part, bien qu'Il ne la devait pas. Qu'elle repose en paix, donc, avec son époux, son premier et seule époux, à qui elle a obéi, portant fruit avec patience, afin qu'elle puisse l'acquérir aussi pour Vous. Et veuillez inspirer, ôSeigneur mon Dieu, veuillez inspirer ses serviteurs, mes frères, vos fils, mes maîtres, que je sers de tout coeur et voix et plume, afin que quiconque lira ces pages se rappellera devant votre autel, Monique, votre servante, et Patricius, qui fut son puissent se rappeler d'un amour pieux ceux qui furent mes parents en cette vie transitoire, ceux qui furent mes frères selon Vous, notre Père, en la mère Catholique, ceux qui furent mes concitoyens en la Jérusalem éternelle, pour qui votre peuple de pélerins languit depuis leur départ jusqu'au retour dans leur demeure. Qu'ainsi sa requête au moment de la mort lui soit accordée en une plus grande abondance à cause des prières de plusieurs, par l'entremise de nos Confessions pluutôt que par mes prières. ]
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(Chapter I: The Early Centuries, pp. 27-29)
"2. I therefore, O my glory and my Life, Thou God of my heart, putting aside for a time those good deeds of my mother for which I joyfully
thank Thee, do now entreat Thee for her sins. By that Medicine of our wounds, who hung upon the tree, and now sitteth at Thy right hand to
make intercession for us, O hear me. I know that she dealt mercifully, and forgave from her heart the trespasses of those who trespassed
against her. Do Thou forgive her the trespasses of which she may have been guilty in a life of many years, since the time when she entered
the water of salvation. Forgive them, O Lord, forgive them, I beseech Thee: enter not into judgement with her. Let mercy rejoice against
judgement, for Thy words are true, and Thou hast promised mercy unto the merciful. That they were so, was Thy gift, who wilt have mercy on
whom Thou wilt have mercy, and wilt have compassion on whom Thou wilt have compassion. And, as I do believe, Thou hast already performed what
I entreat for; yet do Thou accept, O Lord, the freewill offerings of my mouth.
3. For, when the day of Thy purpose came upon her, she cared not that her body should be richly shrouded, or wrapped in spices; she desired
no proud monument, nor prayed for a grave in her native land. Not such were her last injunctions to us, but only she begged that we should
remember he before Thy altar which she had served without missing a day, whence, as she knew, is dispensed that Holy Victim, whereby the
handwriting that was against us is blotted out, wherein the enemy that reckons up our sins and seeketh accusations against us, and could find
nothing in Him in whom we conquer, is trodden under foot. Who shall repay to Him the innocent blood? Who shall give Him back the price
wherewith He bought us, that he should pluck us out of His hand? With that Sacrament of Redemption Thy handmaid bound up her soul with the
bond of faith.
4. Let none have power to drag her away from Thy protection. Let not the lion nor the dragon bar her path by force or by fraud. For she will
not answer that she owes nothing, lest she should be confuted and seized by the crafty accuser; but she will answer that all her debt has
been forgiven by Him, to whom none can give back the ransom which He paid on our behalf, though He owed it not. May she rest in peace,
therefore, with her husband, her first and only husband, whom she obeyed, bringing forth fruit with patience, that she might gain him also unto Thee.
And do Thou inspire, O Lord my God, do Thou inspire Thy servants, my brethren, Thy sons, my masters, whom I serve with heart and voice and
pen, that whoso reads these pages may remember before Thy altar Monica, Thy handmaid, and Patricius, once her husband, through whose flesh
Thou didst bring me into this life, I know not how. Let them remember with godly love those who were my parents in this transitory life,
those who were my brethren under Thee, our Father, in the Catholic mother, those who were my fellow-citizens in the eternal Jerusalem,
for which Thy people of pilgrims yearn from their going out until their coming home again. So shall her dying request be granted to her in
richer abundance by the prayers of many, through our Confessions rather than through my prayers."
Ste Catherine de Gênes
[En Traduction] Extrait de Thurston, Herbert, S.J. The Memory of Our Dead
(Chapitre VI: L'Attrait Religieux de la Prière pour les Défunts, pp. 194-197)
[ Dieu s'écoute en elles (les âmes souffrantes du purgatoire) à mesure que chaque obstacle à son entrée en elles est consommé. Cet obstacle est la rouille du péché; le feu consume la rouille, et ainsi l'âme continue à s'ouvrir au flot divin.
C'est comme avec un objet couvert. L'objet ne peut pas réagir aux rayons du soleil, non parce que le soleil cesse de briller - car il brille sans interruption - mais parce que le couvert intervient. Si le couvert est détruit, l'objet sera de nouveau exposé au soleil et en répondra aux rayons qui brillent sur lui en proportion ou le travail de destruction progresse. Ainsi les âmes sont couvertes de rouille - qui est le péché - qui est graduellement consommée par le feu du purgatoire; plus elle est consommée, plus elles réagissent à Dieu, leur veritable Soleil. Leur bonheur s'accroit à mesure que la rouille tombe dus expose aux rayons divins, et leur bonheur s'accroît alors que l'obstacle diminue, jusqu'à ce que le temps soit échu. (pp.194-195)
Supposons qu'il n'existait au monde qu'un seul pain pour satisfaire la faim se chaque créature et que la vue seule de ce pain accomplirait ceci. Dans un tel cas un homme, ayant naturellement, s'il est en bonne santé, un désir de manger, se trouverait, pourvu qu'il se trouve protégé contre la faim et la malade, ayant de plus en plus faim; parce que son appétit se trouverait inassouvi; il saurait que le pain,et rien que le pain pourrait le satisfaire, etne pouvant pas l'atteindre, il demeurerait dans une douleur intolérable; plus il s'approcherait du pain sans le voir, plus il le désirerait ardemment, et se dirigerait totalement vers celui-ci, comme si c'était la seule chose qui pourrait le soulager, et s'il savait qu'il ne verrait jamais le pain, il vivrait en lui-même un enfer parfait et deviendrait comme les damnés qui sont refusés de tout espoir de voir Dieu leur Sauveur, qui est le véritable Pain.
Les âmes du purgatoire, d'autre part, espèrent voir ce Pain et s'en rasasier pleinement; de là ils ont faim et souffrent autant qu'est leur capacité de se réjouir de ce Pain, qui est Jésus-Christ, le vrai Dieu, notre Seigneur et notre Amour. (pp.196-197) ]
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(Chapter VI: The The Devotional Appeal of Prayer for the Dead, pp. 194-197)
"God flows in upon them (souls suffering in Purgatory) i proportion as every hindrance to His entrance is consumed away. The hindrance is
the rust of sin; the fire consumes the rust, and thus the soul goes on laying itself open to the Divine inflowing.
It is as with a covered object. The object cannot respond to the rays of the sun, not because the sun ceases to shine - for it shines without
intermission - but because the covering intervenes. Let the covering be destroyed, again the object will be exposed to the sun, and will
answer to the rays which bear against it in proportion as the work of destruction advances. Thus the souls are covered by a rust - that is
sin - which is gradually consumed away by the fire of purgatory; the more it is consumed the more they respond to God, their true Sun. Their
happiness increases as the rust falls off and lays them open to the Divine ray, and so their happiness grows greater as the impediment grows
less, till the time is accomplished." (pp.194-195)
"Let us suppose that there existed in the world but one loaf to satisfy the hunger of every creature and the mere sight of it would do this.
In such a case a man, havingnaturally, if in good health, a desire for food, would find himself, as long as he was kept from dying or falling sick,
getting more and more hungry; for his craving would continue undiminished; he would know that the bread, and nothing but the bread, could
satisfy him, and not being able to reach it, would remain in intolerable pain; the nearer he got to the bread without seeing it, the more
ardently would he crave for it, and would direct himself wholly towards it, as being the only thing which would afford him relief, and if
he were assured that he never see the bread he would have within him a perfect hell and become like the damned who are cut off from all hope
of ever seeing God their Saviour, who is the true Bread.
The souls in purgatory, on the other hand, hope to see that Bread and satiate themselves to the full therewith; whence they hunger and suffer
pain as great as will be their capacity for enjoying that Bread, which is Jesus Christ, the true God, our Saviour and our Love." (pp.196-197)
St. Jean Chrysostom
[En Traduction] de Thurston, Herbert, S.J. The Memory of Our Dead
(El capítulo 1: Los Siglos Tempranos, las págs. 24-25)
[ Parlant d'un homme dit mort après avoir mené une vie insouciante, il dit:
'Mais même si l'ont suppose qu'il est mort dans ses péches, nous devrions nous réjouir à ce sujet car ses péches ont été coupé court, et il ne pouvait plus ajouter à sa culpabilité, et nous devrions l'aider, en autant que possible. Non par nos larmes mais par nos prières et nos supplications, nos aumônes et nos offrandes (i.e., le Saint Sacrifice).'
Aidons-les selon nos moyens, trouvons quelque moyen dus aider, aussi simple que ce sot, mais quand même une aide possible. En priant pour eux nous-mêmes et en encourageant les autres à offrir des prières à leur avantage, en donnant constamment des aumônes aux pauvres en leur nom. Tel acte entraîne de la consolation; car écoutons à ce que Dieu nous dit: 'Je défendrai cette ville pour me la garder et pour l'amour de David.' Si le seule souvenir d'un homme juste peut porter tel profit, qu'en sera-t-il des oeuvres faites en sa faveur? Ce n'est pas en vain que cette loi établie par les Apôtres fut établie, à savoir que nous devons commémorer les défunts pendant les terribles Mystères. Ils savent que beaucoup de gain, et d'avantage en sont accrus pour les défunts. ]
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(Chapter 1: The Early Centuries, pp. 24-25)
"Speaking of a man known to have died after a careless life he says:
'But even supposing that he did depart in his sins, we ought to rejoice on this account because his sins were cut short, and he could
not add to his guilt, and we ought to help him, as far as possible, not by tears but by prayers and supplications, by alms and oblations
(i.e., the Holy Sacrifice).'"
"Let us succor them according to our ability, let us devise some help for them, small though it be, yet still a possible help. How and in
what way? By praying for them ourselves and encouraging others to offer prayers in their behalf, by constantly giving alms to the poor
for them. Such an act has some consolation; for hear what God said, 'I will defend this city to save it for mine own sake and for my servant
David's sake.' If the remembrance merely of a just man availed so much, how shall it not avail when deeds also are done in his behalf? Not
in vain was this law laid down by the Apostles, that we should commemorate the departed during the dreadful Mysteries. They know that much gain,
much advantage, accrues to the dead therefrom."
S. Philippe Neri
[En Traduction] Extrait de Schouppe, F.X., S.J. Purgatory: Explained by the Lives and Legends of the Saints
(Chapitre 45: avantages à la dévotion aux sainte âmes - S. Philippe Neri, pp. 318-319)
[ S. Philippe Neri, fondateur de la Congrégation de l'Oratoire, avait une très tendre dévotion envers les sainte âmes du purgatoire, et il était particulièrement attiré de prier pour ceux qui étaient sous sa direction spirituelle. Il se sentait grandement obligé envers eux, car la Providence les lui avait confiés de façon très spéciale à son zèle. Il lui semblait que sa charité devait les suivre jusqu'à ce que leur purification finale soit accomplie, et qu'ils soient admis à la gloire du ciel. Il a admis que plusieurs de ses enfants spirituels lui sont apparus après leur mort, soit pour demander ses prières ou pour revenir le remercier pour ce qu'il avait déjà fait pour eux. Il a déclaré que de cette façon il a obtenu plus d'une grâce.
Après sa mort, un très pieux Père Franciscain priait dans la chapelle ou les restes du saint avait été déposés, lorsque ce dernier lui est apparu entouré de gloire et au milieu d'une suite brillante. Encouragé par l'air familier avec lequel le saint le considérait, il s'aventura à demander la signification de la troupe brillante d'esprits bienheureux qui l'accompagnait. Le saint répliqua que c'étaient les âmes de ceux dont il avait été le guide spirituel durant sa vie, et que, par ses suffrages, il avait libéré du purgatoire. Il ajouta qu'elles étaient venues le rencontrer lors de son départ de ce monde, afin qu'à leur tour elles puissent l'introduire dans la Jérusalem Céleste. ]
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(Chapter 45: Advantages to Devotion to the Holy Souls - St. Philip Neri, pp. 318-319)
"St. Philip Neri, founder of the Congregation of the Oratory, had a most tender devotion towards the holy souls in Purgatory, and he felt a
particular attraction to pray fro those who had been under his spiritual direction. He considered himself under greatest obligation to them,
because Divine Providence had confided them in a special manner to his zeal. It seemed to him that his charity ought to follow them until their
final purification was accomplished, and they were admitted into the glory of Heaven. He confessed that many of his spiritual children appeared
to him after their death, either to ask his prayers or to return him thanks for what he had already done for them. He declared also that by this
means he had obtained more than one grace.
After his death, a Franciscan Father of great piety was praying in the chapel in which the venerated remains of the saint had been deposited,
when the latter appeared to him surrounded with glory and in the midst of a brilliant train. Encouraged by the air of amiable familiarity
with which the saint regarded him, he ventured to ask the meaning of that bright band of blessed spirits which accompanied him. The saint
replied that they were the souls of those whose spiritual guide he had been during life, and whom by his suffrages he had delivered from
Purgatory. He added that they had come to meet him on his departure from this world, that in their turn they might introduce him into the
Heavenly Jerusalem."
S. Nicolas de Tolentino
[En Traduction] Extrait de Schouppe, F.X., S.J. Purgatory: Explained by the Lives and Legends of the Saints
(Chapitre 13: Soulagement de la Messe - Ste Elisabeth et la Reine Constance - S. Nicolas de Tolentino et Pellegrino d'Osimo, pp. 207-209)
[ Lorsque le sanctuaire lui fut ouvert ouvert, et que ses supérieurs voulurent lui conférer le sacerdoce, il hésita longtemps devant cette sublime dignité et rien ne pouvait le décider à recevoir les saints ordres que la pensée qu'en célébrant quotidiennement le Saint Sacrifice il pourrait le plus efficacement venir en aide aux âmes du purgatoire. De leur part, les âmes qu'il avait soulagées par ses nombreux suffrages lui sont apparues à plusieurs reprises pour le remercier ou se recommander à sa charité.
Il vivait près de Pise, entièrement occupé à ses exercices spirituels, lorsqu'un samedi soir pendant la nuit il vit dans un rêve une âme en douleur, qui l'implora de célébrer la Sainte Messe pour elle et plusieurs autres âmes qui souffraient terriblement au purgatoire. Nicolas reconnut la voix, mais ne pouvait pas distinctement se rappeler la personne qui lui parlait. "Je suis," dit l'apparition, "votre ami défunt Pellegrino d'Osimo. Par la miséricorde divine, j'ai échappé au châtiment éternel par mon repentir; mais ce n'est pas le cas pour la punition temporelle dûe à mes péchés. Je viens au nom de plusieurs âmes aussi malheureuses que moi pour vous supplier d'offrir la Sainte Messe pour nous demain; nous en attendons notre délivrance, ou du moins du soulagement." Le saint répliqua avec sa bonté habituelle, "Que le Seigneur daigne vous soulager par les mérites de son Précieux Sang! Mais je ne peux pas célébrer cette messe pour le défunts demain; car je dois chanter dans le choeur pour la Messe Conventuelle." "Ah, au moins venez avec moi," s'écria l'âme défunte, pour l'amour de Dieu, venez et voyez nos souffrances, et vous ne refuserez plus; vous êtes trop bon pour nous laisser dans de telles agonies épouvantables.
Il lui sembla alors être transporté au purgatoire. Il vit une immense plaine, où une multitude d'âmes, de tout âge et condition, étaient la proie à diverses tortures le plus horribles à voir. Par gestes et paroles elles imploraient piteusement son aide. "Voyez," dit Pellegrino, "l'état de ceux qui m'ont envoyé à vous. puisque vous êtes aimable aux yeux de Dieu, nous avons confiance qu'Il ne refusera rien a l'oblation du Sacrifice que vous Lui offrire, et que Sa Divine Miséricorde nous délivrera.
Le saint ne pouvait pas refouler ses larmes lors de cette vison pitoyable. Immédiatement il se mit en prière, afin dus consoler dans leur malheur, et le lendemain matin se rendit chez son Prieur, lui détaillant la vision qu'il eut, et la requête de Pellegrino au sujet de la messes ce jour-là. Le Père Prieur, partageant son émotion, le dispensa cette journée-là et pour le reste de la semaine, de célébrer la Messe Conventuelle, afin qu'il puisse offrir le Saint Sacrifice pour les défunts, et se dévouer entièrement au soulagement de ces âmes souffrantes. Enchanté de cette permission, Nicolas se rendit à l'église et célébra la Sainte Masse avec une ferveur extraordinaire. Pendant toute la semaine il a continua de célébrer le Saint Sacrifice pour cette même intention, en plus d'offrir jour et nuit des prières, des disciplines et toutes sortes de bons oeuvres.
A la fin de la semaine, Pellegrino lui apparut de nouveau, mais non plus long dans un état de souffrance; il était vêtu dans un vêtement blanc et était entouré d'une lumière céleste, dans lequelle il indiqua un grand nombre d'âmes heureuses. Elles le remercièrent toutes, l'appelant leur liberateur; et se tournant vers le ciel, elles entonnèrent ces paroles du paslmiste: Salvati nos de affligentibus nos, et odientes aucun confudisti --"Par toi nous vainquions nos adversaires, tu couvrais nos ennemis de honte." (Ps. 43) Les ennemis dont on parle ici sont nos péchés, et les démons en sont les instigateurs." ]
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(Chapter 13: Relief of the Mass - St. Elizabeth and Queen Constance - St. Nicholas of Tolentino and Pellegrino d'Osimo, pp. 207-209)
"When the sanctuary was thrown open to him, and his superiors wished to confer the priesthood upon him, he hesitated a long time
before that sublime dignity, and nothing could make him decide to receive holy orders but the thought that by daily celebrating the
Holy Sacrifice he could most efficaciously assist the suffering souls in Purgatory. On their part, the souls whom he relieved by so
many suffrages appeared to him several times to thank him or to recommend themselves to his charity.
He lived near Pisa, entirely occupied with his spiritual exercises, when one Saturday during the night he saw in a dream a soul in
pain, who besought him to celebrate Holy Mass on the following morning for her and several other souls that suffered most terribly
in Purgatory. Nicholas recognized the voice, but could not distinctly call to mind the person who spoke to him. "I am," said the
apparition, "your deceased friend Pellegrino d'Osimo. By the Divine Mercy I have escaped eternal chastisement by repentance; not
so the temporal punishment due to my sins. I come in the name of many souls as unfortunate as myself to entreat you to offer Holy
Mass for us tomorrow; from it we expect our deliverance, or at least alleviation." The saint replied, with his usual kindness,
"May the Lord deign to relieve you by the merits of His precious Blood! But this Mass for the dead I cannot say tomorrow; for I
must sing the Conventual Mass in choir." "Ah! at least come with me," cried the departed soul, for the love of God, come and behold
our sufferings, and you will no longer refuse; you are too good to leave us in such frightful agonies."
Then it seemed to him that he was transported into Purgatory. He saw an immense plain, where a vast multitude of souls, of all ages
and conditions, were a prey to divers tortures most horrible to behold. By gestures and by words they implored most piteously his
assistance. "Behold," said Pellegrino, "the state of those who sent me to you. since you are agreeable in the sight of God, we have
confidence that He will refuse nothing to the oblation of the Sacrifice offered by you, and that His Divine Mercy will deliver us."
At this pitiful sight the saint could not repress his tears. He immediately betook himself to prayer, to console them in their sorrow,
and the following morning went to the Prior, relating to him the vision he had had, and the request made by Pellegrino concerning Mass
for that day. The Father Prior, sharing his emotion, dispensed him for that day, and for the rest of the week, from saying Conventual
Mass, that he might offer the Holy Sacrifice for the departed, and devote himself entirely to the relief of the suffering souls.
Delighted with this permission, Nicholas went to the church and celebrated Holy Mass with extraordinary fervor. During the entire week
he continued to celebrate the Holy Sacrifice for the same intention, besides offering day and night prayers, disciplines, and all
sorts of good works.
At the end of the week Pellegrino again appeared, but no longer in a state of sufferings; he was clad in a white garment and surrounded
with a celestial light, in which he pointed out a large number of happy souls. They all thanked him, calling him their liberator; then
rising towards Heaven, they chanted these words of the Psalmist, Salvasti nos de affligentibus nos, et odientes nos confudisti
--"Thou hast saved us from them that afflict us, and thou hast put them to shame that hate us."(Ps.43) The enemies here spoken
of are sins, and the demons who are their instigators."
Ste Madeleine de Pazzi
[En Traduction] Extrait de Schouppe, F.X., S.J. Purgatory: Explained by the Lives and Legends of the Saints
(Chapter 6: L'emplacement de Purgatoire - S. Frances de Rome - Ste Magdeleine de Pazzi, pp. 17-21)
[ Ce qui suit est un écrit au sujet du purgatoire par Ste Madeleine de Pazzi, tel que raconté par le Père Cepare. Ceci nous donne une meilleure ideé du purgatoire, alors que la vision précédente ne nous en donnait que des esquisses.
Quelque temps avant sa mort qui eut lieu en 1607, la servante de Dieu, Madeleine de Pazzi, étant un soir avec d'autres religieuses dans le jardin du couvent, fut ravie en extase et vit devant elle le purgatoire. A ce même moment, comme elle le révéla plus tard, une voix l'invita à visiter toutes les prisons de la Justice Divine, et de constater comment les âmes qui y sont détenues sont dignes de compassion.
A ce moment on l'entendit dire, "Oui, j'irai." Elle consentit à entreprendre ce pénible voyage. De fait, elle marcha pendant deux heures autour du jardin qui était très grand, en s'arrêtant de temps en temps. Chaque fois qu'elle interrompait sa marche, elle contemplait attentivement les souffrances qu'on lui montrait. On la vit se tordre les mains de compassion, son visage devenu pâle, son corps courbé sous le poids de la souffrance, en présence du spectacle terrible auquel elle faisait face.
Elle commença à s'écrier en se lamentant' "Pitié, mon Dieu, pitié! Descendez, ô Précieux Sang, et délivrez ces âmes de leur prison. Pauvres âmes! Vous souffrez si cruellement, et vous êtes à la fois contentes et joyeuses. En comparaison, les cachots des martyrs étaient des jardins de délices. Cependant, il y en a qui sont encore plus profonds. Comme je me sentirais contente si je n'étais pas obligée d'y descendre."
Elle y descendit toutefois, car elle était forcée de poursuivre son chemin. Mais avoir pris quelques pas, elle s'arrêta, prise de terreur et, en gémissanté profondment, elle s'écria, "Quoi! Aussi un religieux dans ce séjour lugubre! Bon Dieu! Comme ils sont tourmentés! Ah, Seigneur!" Elle n'explique pas la nature de leurs souffrances; mais l'horreur qu'elle maifeste en les contemplant la fit soupirer à chaque pas. De lâ, elle passa à des lieux moins sombres. C'était les cachots des âmes simples, et des enfants pour qui l'ignorance et l'absence de raison amoindrissent les fautes. Leurs tourments lui semblaient plus endurables que celles des autres. Il n'y avait que glace et feu. Elle remarqua que ces âmes avaient avec celles leur ange gardien qui les fortifiait de leur présence, mais elle vit aussi des démons dont la forme hideuse augmentait leurs souffrances.
Avancant de quelques pas, elle vit des âmes encore plus infortunées, et on l'entendit s'écrier: "Oh, comme ce lieu est horrible; il est rempli de démons hideuxet de tourments incroyables! Qui, ô mon Dieu, sont les victimes de si cruelles tortures? Hélas! elles sont percées par des épées tranchantes, elles sont écoupes en morceaux." Elle çreut la réponse que c'était les âmes de ceux dont la conduite était corrompue par l'hypocrisie.
S'avancant un peu, elle vit une grande multitude d'âmes qui étaient meurtries, en quelque sorte, et écrasées sous un pressoir; et elle comprit que c'était les âmes de ceux qui étaient adonnés à l'impatience et à la désobiéssance pendant leur vie. Pendant qu'elle les contemplait, son apparence, ses gémissements, son attitude entirèe dénotaient la compassion et la terreur.
Un moment plus tard, son agitation s'accrût, et elle émit un cri effroyable. C'était le cachot des mensonges qui s'ouvrait devant elle. Et l'ayant observé attentivement, elle s'écria tout haut' "Les menteurs sont enfermés dans ce lieu en proximité de l'enfer, et leurs souffrances sont excessivements grandes. On y verse du plomb fondu dans leur bouche; je les vois brûler, et en même temps trembler de froid."
Elle alla ensuite dans la prison des âmes qui ont péché par faiblesse, et on l'entendit s'exclamer, "Hélas! Je me serais attendue à vous voir parmi ceux qui ont péché par ignorance, mais j'ai tort; vous brùlez d'un feu plus intense."
Plus loin, elle vit des âmes qui étaient trop attachées aux biens de ce monde, et qui avaient péché par avarice.
"Quel aveuglement", dit-elle, "que d'avoir cherché si ardemment une fortune périssable! Ceux qui précédemment ne pouvaient être assouvis par les richesses, se trouvent ici assénées par les tourments. Elles se trouvent fondues comme le métal dans la fournaise."
De là elle passa en un lieu où étaient emprisonées les âmes qui au paravant furent ternies par l'impureté. Elle les vit dans un cachot si sale et funeste que simplement la vue suffisait à donner la nausée. Elle se détourna rapidement de ce spectacle hideux. En voyant les ambitieux et les orgueilleux, elle dit, "Voyez ceux qui ont désiré briller devant les hommes; ils sont maintenant condamnés à vivre dans cette obscurité effrayante."
Lui fut montré ensuite les âmes de ceux qui étaient coupables d'ingratitude envers Dieu. Elles étaient la proie à des tourments inexprimables, et, semblait-il, noyées dans un lac de plomb fondu, pour avoir, par leur ingratitude, asséché la source de la épité.
Finalement, dans un dernier cachot, on lui montra des âmes qui n'étaient adonnées à aucun vice en particulier, mais qui, par leur manque de circonspection, ont commis toutes sortes de fautes insignifiantes. Elle remarqua que ces âmes partageaient le châtiment de tous les vices, de façon modérée, parce que ces fautes commises seulement de temps en temps les rendaient moins coupables que celles condamnées par l'habitude.
Après ce dernier poste, la sainte quitta le jardin, en implorant Dieu de ne plus jamais la rendre témoin d'un spectacle aussi navrant; elle sentait qu'elle n'avait plus la force de l'endurer. Son extase continua encore et, conversant avec Jésus elle lui dit, "Dites-moi, Seigneur, quel était votre dessein en me révélant ces terribles prisons, des quelles je connaissais si peu, et comprenais encore moins? Ah, je vois maintenant; vous désiriez me faire connaître votre sainteté infinie, et me faire détester de plus en plus la moindre tache du péché, qui est si abominable à vosyeux." ]
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St. Magdalen de Pazzi
Excerpt from Schouppe, F.X., S.J. Purgatory: Explained by the Lives and Legends of the Saints
(Chapter 6: Location of Purgatory - St. Frances of Rome - St. Magdalen de Pazzi, pp. 17-21)
"The following is an account of that of St. Magdalen de Pazzi, a
Florentine Carmelite, as it is related in her Life by Father Cepare. It
gives more of a picture of Purgatory, whilst the preceding vision but traces
it's outlines.
Some time before her death, which took place in 1607, the servant of
God, Magdalen de Pazzi, being one evening with several other Religious in
the garden of the convent, was ravished in ecstasy, and saw Purgatory open
before her. At the same time, as she made known later, a voice invited her
to visit all the prisons of Divine Justice, and to see how truly worthy of
compassion are the souls detained there.
At this moment she was heard to say, "Yes, I will go." She consented to
undertake this painful journey. In fact, she walked for two hours round the
garden, which was very large, pausing from time to time. Each time she
interrupted her walk, she contemplated attentively the sufferings which were
shown to her. She was then seen to wring her hands in compassion, her face
became pale, her body bent under the weight of suffering, in presence of the
terrible spectacle with which she was confronted.
She began to cry aloud in lamentation, "Mercy, my God, mercy! Descend,
O Precious Blood, and deliver these souls from their prison. Poor Souls! you
suffer so cruelly, and yet you are content and cheerful. The dungeons of the
martyrs in comparison with these were gardens of delight. Nevertheless there
are others still deeper. How happy should I esteem myself were I not obliged
to go down into them."
She did descend, however, for she was forced to continue her way. But
when she had taken a few steps, she stopped terror-stricken, and, sighing
deeply, she cried, "What! Religious also in this dismal abode! Good God! how
they are tormented! Ah, Lord!" She does not explain the nature of their
sufferings; but the horror which she manifested in contemplating them caused
her to sigh at each step. She passed from thence into less gloomy places.
They were the dungeons of simple souls, and of children in whom ignorance
and lack of reason extenuated many faults. Their torments appeared to her
much more endurable than those of the others. Nothing but ice and fire were
there. She noticed that these souls had their angel-guardians with them, who
fortified them greatly by their presence; but she saw also demons whose
dreadful forms increased their sufferings.
Advancing a few paces, she saw souls still more unfortunate, and she
was heard to cry out, "Oh! how horrible is this place; it is full of hideous
demons and incredible torments! Who, O my God, are the victims of these
cruel tortures? Alas! they are being pierced by sharp swords, they are being
cut into pieces." She was answered that they were the souls whose conduct
had been tainted with hypocrisy.
Advancing a little, she saw a great multitude of souls which were
bruised, as it were, and crushed under a press; and she understood that they
were those souls which had been addicted to impatience and disobedience
during life. Whilst contemplating them, her looks, her sighs, her whole
attitude betokened compassion and terror.
A moment later her agitation increased, and she uttered a dreadful cry.
It was the dungeon of lies which now lay open before her. After having
attentively considered it, she cried aloud, "Liars are confined in a place
in the vicinity of Hell, and their sufferings are exceedingly great. Molten
lead is poured into their mouths; I see them burn, and at the same time
tremble with cold."
She then went to the prison of those souls which had sinned through
weakness, and she was heard to exclaim, "Alas! I had thought to find you
among those who have sinned through ignorance, but I am mistaken; you burn
with an intenser fire."
Farther on, she perceived souls which had been too much attached to the
goods of this world, and had sinned by avarice.
"What blindness," said she, "thus eagerly to seek a perishable fortune!
Those whom formerly riches could not sufficiently satiate, are here gorged
with torments. They are smelted like metal in the furnace."
From thence she passed into the place where those souls were imprisoned
which had formerly been stained with impurity. She saw them in so filthy and
pestilential a dungeon that the sight produced nausea. She turned away
quickly from that loathsome spectacle. Seeing the ambitious and the proud,
she said, "Behold those who wished to shine before men; now they are
condemned to live in this frightful obscurity."
Then she was shown those souls which had been guilty of ingratitude
towards God. They were prey to unutterable torments, and, as it were,
drowned in a lake of molten lead, for having by their ingratitude dried up
the source of piety.
Finally, in a last dungeon, she was shown souls that had not been given
to any particular vice, but which, through the lack of proper vigilance over
themselves, had committed all kinds of trivial faults. She remarked that
these souls had share in the chastisements of all vices, in a moderate
degree, because those faults committed only from time to time rendered them
less guilty than those committed through habit.
After this last station the saint left the garden, begging God never
again to make her witness of so heartrending a spectacle: she felt that she
had not strength to endure it. Her ecstasy still continued, and, conversing
with Jesus, she said to Him, "Tell me, Lord, what was your design in
discovering to me those terrible prisons, of which I knew so little, and
comprehended still less? Ah! I now see; you wished to give me the knowledge
of your infinite sanctity, and to make me detest more and more the least
stain of sin, which is so abominable in your eyes."